DE LA NATURE VÉGÉTALE. I I î
les harmonies du globe. Sous leur heu-reuse influence, tout vit et prospère:dès qu’elles disparoissent, les sources ta-rissent, les rosées s’éloignent, les prai-ries perdent leur fraîcheur, la terre sedessèche, les oiseaux et les animaux di-minuent, la marche des météores s’inter-vertit, enfin le céleste et majestueux ta-bleau du Monde s’efface.
Nous verrons dans le chapitre sui-vant les preuves multipliées, qu’un despays de l’Europe, situé sous les latitudesles plus douces, où les arts, les scienceset l’agriculture distinguent le plus l’es-prit humain, a décliné sensiblement dansses productions et ses températures, par-ceque les faibles et éphémères céréalesont eu la puissance d’envahir le domainedes forêts séculaires : c’est l’image vi-vante de l’esprit humain, qui a voulucorriger l’œuvre éternelle de la création:
c’est l’humble hysope, substituée au cè-
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