DE LA NATURE VÉGÉTALE. 21 7
sanglier, périroient de faim dans les sim-ples taillis, et manqueroient à nos be-soins.
L’économie rurale a perdu des res-sources inappréciables dans les plantu-reux pâturages des anciennes forêts ; nonseulement toutes les espèces de bestiauxpouvoient y subsister sans nuire à des ar-bres séculaires; mais leur parcours, quiengraissoitle sol, diminuoit l’accroisse-ment des mousses ; les herbes, les plantesbroutées croissoient avec plus de force :enfin nourri par tant de végétaux variés,de parfums différents, et respirant l’airbalsamique des bois, ces animaux of-froient d’une part, des laitagesmeilleurs,et de l’autre, une chair plus ferme et plussavoureuse.
Aujourd’hui les bois taillis, présententtout l’opposé de ce tableau d’abondanceuniverselle; c’est celui de la proscriptiondu règne animal. Les troupeaux ne pou-