DE LA NATURE VÉGÉTALE. 245
soit établi avec celui du fleuve : ces eauxéchappées par des ramifications plus oumoins divergentes de son cours, dontelles énervent la force, ne rentrent plusdans son lit, n’arrivent plus au mêmebut, elles séjournent sur des terres bassesqu’elles dénaturent, et refroidissent parleur influence étrangère.
Mais l’air dans lequel notre planètenage comme dans une mer sans limites,et sur laquelle il pèse par-tout pour saconservation, est un corps bien autre-ment expansif qu’un liquide, bien autre-ment rapide dans ses mouvements : ladifférence du niveau entre l’eau et laterre, c’est la pente ; mais l’air qui éprouveaussi le besoin invincible de son équili-bre , a pour différence de niveau sa dila-tation et sa densité, qu’un seul coup desoleil ou un épanchement d’air froid ,peut produire avec la célérité de l’éclair,sur un espace infini, en opérant une ré-