DE LA NATURE VÉGÉTALE. 255
le caractère de vents, et souvent de ventsimpétueux qui bouleversent toute la na-ture.
Il est encore très important de remar-quer ici qu’un arbre renferme, pour lebesoin de sa végétation, une telle quan-tité d’eau et d’air comprimés, que le ca-non le plus épais en bronze, ne pour-roit soutenir la force de ce ressort : cefait, qui est de la plus exacte vérité phy-sique , peut jeter un nouveau jour sur lesystème des météores 5 car il conduit na-turellement à conclure qu’une forêt doitrenfermer dans ses arbres une énormemasse d’air, et qu’aussitôt ces bois dé-truitSj non seulement tout abri et touteattraction cessent, mais que l’air, subi-tement dégagé de ses liens, doit pro-duire une sorte d’inondation dans l’at-mosphère.
Si l’on daigne à présent faire attentionque les déboisements de l’Europe seule