DE LA NATURE VÉGÉTALE. 293
nourrir les foibles semences des plusgrands arbres, que les vents sont chargésde transporter dans les lieux les plus bas,comme dans les plus élevés ; mais il estaussi aisé à la nature de charrier des mon-tagnes de sables, grain à grain, des bordsde la mer jusqu’au sommet des Alpes,que d’y transporter du sein de ses eaux,goutte à goutte, les glaces énormes quiles couvrent, et les grands fleuves qui endécoulent.
La preuve que les poussières de sables’élèvent à toutes les hauteurs,, c’est queces matières lapidifiques, s’aglomèrentsouvent dans les régions les plus élevées,en grosses masses plus ou moins denses,qui tombent en forme de pierres sur laterre.
Bernardin de Saint-Pierre, Volney,Richard Pocoke, Corneille le Bruin, ettous les voyageurs qui ont su observer,parlent des pluies et des tempêtes de sa-