DE LA NATURE VÉGÉTALE. 2()5
dépose des couclxes de terre végétale surle faîte de nos murs, et jusque sur lescorniches des tours qui, par son moyen,se couronnent de plantes de toutes cou-leurs, d’arbrisseaux et meme de grandsarbres. Le sable qui l’engendre est lui-même si subtil, et s’élève en si grandeabondance sur les bords de la mer, qu’illes rend quelquefois inhabitables , aumoins quand les vents y soufflent : c’estune des grandes incommodités de la villedu cap de Bonne-Espérance, entouréede montagnes de grés et de plages sa-blonneuses.
Quand le sable volatil qui les couvreest agité par le vent, non seulement ilempêche les habitants de sortir dans lesrues, mais il pénètre dans leurs maisons,quoiqu’il y ait de doubles châssis aux fe-nêtres, et que les portes soient ferméesavec soin : il entre par les trous des ser-rures et par les plus petites fentes, en si