DE LA NATURE VÉGÉTALE. 325
le plus violent viendroient s’anéantir de-vant cetüutre Eole, dont ilsne sauroientjamais déconcerter la majestueuse gra-vité.
Le cèdre vient naturellement dans lesîles de Bahama, dans plusieurs des An-tilles; il a communément entre quatre etcinq pieds de diamètre, et s’élève de i3oà i/jO pieds de hauteur. On en a coupé àla Jamaïque et à Cuba d’une stature siforte, qu’ils ont donné des planches desix pieds de largeur.
Ce bois, incorruptible comme celuidu mélèze, offriroità notre architecturenavale une économie, une force, une lé-gèreté dont aucun bois autre que celuidu cyprès ne peut approcher; il épargne-roit le doublage en cuivre de nos vais-seaux, opération ruineuse dont l’objetest de les garantir nn peu plus long-tempscontre l’attaque des vers, qui les détrui-sent rapidement; il donneroit plus de