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RÉGÉNÉRATION
nient négligée, qu’en peu d’années nousdevons atteindre l’anéantissement desforets éparses qui nous restent encore,et dans lesquelles il est déjà très rare, detrouver quelques sapins, qlii aient par-couru toute la révolution de leur entierdéveloppement.
Rien de plus somptueux que les hautespalissades de sapins qui ornent plusieurschemins de la Suisse, et dont la verdureinaltérable contraste si avantageusementavec l’état de mort répandu, pendant leshivers, sur toute la nature; mais sur-tout rien de plus intéressant que l’abriqu’elles procurent aux campagnes con-tre les vents et les gelées; souvent là oùla terre, dans sa froide nudité, ne pou-voir produire au profit de l’homme lamatière d’aucun tribut, on voit s’éleveraujourd’hui, grâces à ces haies puissan-tes, et de riants jardins et la vigne fri-