DK LA NATURE VÉGÉTALE. 867
Ces scènes des plus douces jouissancesdu premier âge, qui s’enchaînent et sediversifient depuis l’ouverture du prin-temps jusqu’à la fin de l’automne entre-tiennent la gaieté de l’enfance, son bon-heur et sa santé. Ces aimables souvenirsdes premiers, des plus grands plaisirs dujeune âge, me sont encore chers ! et par-tout où, par la destruction des bois, lajeunesse est sevrée de ces doux amuse-ments , j’ai constamment observé que lesphysionomies étoient moins épanouieset moins riantes.
Les cimes des hautes forêts élèventaussi les regards et l’ame vers les deux.Si l’on voyoit cette belle et longue chaînedes Pyrénées, élevée de huit à diæ millepieds au-dessus des deux mers, qu’elletouche à ses extrémités, couronnée denouveau de hauts arbres toujours verts,elle présenteroit le spectacle magiqued’une forêt aérienne, d’un vaste temple