DE LA NATURE VÉGÉTALE. 375
«son chemin deux bois à traverser; pour«les éviter il fait seize lieues de plus, et« ces deux bois n’existoient plus que sur«la carte.A.»
Lors de la seconde invasion, une poi-gnée de François, partie à cheval, partieà pied, qui ne s'est jamais élevée dansson ensemble à trois cents hommes (i),s’étoit embusquée dans les bois qui ré-gnent le long des Vosges. Cette petitetroupe, voltigeant par-tout, invisiblequand elle le vouloit, se montrant commeun éclair sur tous les points où on nela supposoit pas, étoit parvenue, en se
(i)Onne juge point ici l’esprit qui peut les avoirarmés : peut-être les a-t-on mal jugés ; s’ils ont eu lecourage de défendre la terre natale, contre de for-midables années, eu voyant leur Roi, ils auroientversé leur sang avec un Héroïque dévouement pourla cause de nos Princes, comme cela aura toujourslieu : on tend seulement à faire voir ici de quelleimportance sont les bois pour la défense d’un pays.