DE LA -NATURE VÉGÉTALE. fal
un choix tel que, dans leur port, leurfeuillage, leur floraison, et enfin dansleur emploi, nous puissions trouver tou-jours l’idée d’une agréable convenance.
Le tilleul orne beaucoup de belles pro-menades; mais, par-tout où il est victimedu ciseau du jardinier, il ne présente plusque l’agrément du caprice : c’est au pieddes calvaires, à l’entrée des cimetières,et sur-tout à celles des chapelles soli-taires, qu’il faut voir à quelle religieusemajesté il peut s’élever; c’est dans cessilencieux asiles de la piété que sa hautecime annonce au loin, dont les vastesbranches forment le porche et le fron-tispice, qu’il révèle, à tous ceux dontl’arae est ouverte au sentiment, la pré-sence de la divinité; grâces à cette im-pression imposante, une religieuse mé-ditation s’empare de nos sens, et lesaccompagne long-temps de l’idée d’uneriante immortalité.