DE LA NATURE VÉGÉTALE. 437
bientôt dans ses habitations champêtresle goût des plantations,à l’aide desquellesces humbles demeures, parées des at-traits de la nature, verroient croître denouvelles moissons.
On ne sauroit croire combien une réu-nion d’arbres, venant de régions diffé-rentes, fait naître dans lame d’idéesdouces, de sensations agréables et desentiments élevés. Nos routes, commeles boulevards de Paris, ne sont encoreplantées qu’avec monotomie : les arbressont même placés à une si grande dis-tance les uns des autres, qu’on les diroitisolés. Ceux qui sont chargés de leur en-tretien sont si avidçs de leurs jeunesrameaux, qu’on diroit n’avoir planté cesarbres que pour assurer à ces ouvriersleur provision de menu bois.
Les Champs-Élysées, dont la prome-nade, située dans un des plus beaux em-placements de la capitale, devroit être