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Mémoires de Félix Platter, médecin bâlois / trad. & introd. par Edouard Fick
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MEMOIRES DE FELIX PLATTER

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toit à manger, le trouva mort; fa frayeur futextrême, elle noublia jamais ce trille fpeélaclequi fut une des caufes de fa maladie. Nous nousdifpolions à rentrer en ville, à 4 heures, pouraller au prêche, quand mon père nous mandade relier à Gundeldingen ; nous ne revînmesdonc au logis quà lheure du fouper. Les voi-fms nous apprirent la mort de Nicolas ; on la-voit déjà enterré à Sainte-Elifabeth. Mon pèreétoit très-trille. Le lendemain il menvoya àRoetelen avec deux de fes conviSlores , AlbertGæbwiler, fils du D r Pierre Gæbwiler, greffierde Rœtelen, & Pierre Horanf, fils de la fœur dela femme du fufdit Gæbwiler.

Mon père lui-même alla demeurer à Gundel-dingen avec fes autres commenfaux. Ma fœurUrfule nen continua pas moins à venir en ville& à y tenir en ordre notre ménage. Le jour dePentecôte elle fe trouva mal à léglife ; elle putencore retourner à Gundeldingen & fe mit auffi-tôt au lit. Elle avoit un bubon à la jambe, fesforces labandonnèrent promptement. Saignées,remèdes, tout fut inutile ; fon heure étoit ve-nue. Pendant les quatre jours que dura la ma-ladie, elle tint des difcours chrétiens, car cétoitune fille pieufe, élevée dans la crainte de Dieu.Le vendredi, elle prit congé de nos parens, lesembraffia, les chargea de me faire fes amitiés(jétois à Rœtelen) : « Que Dieu vous protège,mon bon père, ma bonne mère, & dites adieupour moi à mon petit frère chéri!» Puis elle