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ailes, le petit nombre de ses soldats armes d'ar-quebuíes. Au milieu de cette phalange hérisséede piques, étoient la Reine-Mere , Charles IX,le Duc d'Anjou sou frété, les Ambassadeursétrangers &r toute la Cour, dans l’attente del’événement. Là, les plus belles femmes d’uneCour brillante, éplorées ou tremblantes, enflentintéresse leurs défenseurs , íì , pour les Suisses,il étoit besoin d’autre rnotit que celui de I’hon-neur.
Alors Plisser, à l’exemple de ses ancêtres quicommencerent ainsi les batailles de Morgarte,de Morat, &c. tombe à genoux avec tout sonrégiment, étend les bras vers le Ciel-, & faitprononcer la priere d'uíage : puis les Suisses serelevent, serrent leurs files profondes, croisentleurs piques abaissées, & reçoivent, fans s'ébran-ler, les décharges meurtrières de la mousque-terie. En vain Condé Lc l’Amiral de Colignifondent sur eux d’un côté, avec mille chevaux;en vain la Rochefoucault &■ d’Andelot les har-cèlent , fans relâche, de l’autre ; rien ne peutrompre leurs rangs. Pendant sept heures d’unemarche lente, ils font attaqués à-Ia-fois en tête,en flanc, en queue , fans trouver le momentde panser leurs blessures. Un renfort de quinzecents arquebusiers vient joindre Condé, &l’attend fur le bord escarpé d’un ruisseau que
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