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deux parties se présentent au Juge, exposent leurdemande. D’après les motifs dont elles l'appuient,le Juge n'accorde quelquefois qu’un divorce d’unan. Au bput de ce temps, fi les parties persistentdans leur demande, on le leur accorde pour tou-jours. Le mari peut se remarier au bout de sixmois, la femme au bout d’un an.
Quel fléau ! quelle peste insigne dans un Gou-vernement, que l’existence des Loteries, millefois pires qu’un impôt de pareil produit pourle sise 1 Dans un Etat bien ordonné, il n’enexiste point; il n’en existe point en Suisse : 011s’y attend de reste.
Les Loteries assoupissent l’industrie, elles étei-gnent l’activité , elles dévorent la subsistancedes malheureux, elles engourdissent leurs bras,elles enchaînent leur activité par la perspectivequ'elles leur offrent de pouvoir vivre fans savoirgagné par le travail. Les Loter es préparent desbanqueroutes, elles préparent des suicides pardes espérances trompées dans des momens dé-cisifs ; les Loteries font un piege tendu à l’aví-dité , elles entretiennent une fievre lente dansle corps politique, elles font enfin un jeu public,où le Prince joue contre la classe la plus indi-gente de ses sujets, à chances inégales.
Tandis que des milliers des milliers de genss occupent de la combinaison des nombres,