E N . S U I S S E.
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sonnes doutent, même avec raison , qu’origi-nairement elle soit sortie du pinceau de Holbein ;& M. Horace Walpole va jusqu’à prononceraffirmativement qu elle est antérieure à Holbein,&■ qu’elle fut faite vers le milieu du quinzièmesiecle , pour conserver le souvenir de la pestequi venoit de ravager la ville de Baie.
II y a toute apparence qu’on ne l’a nomméeDanse des Morts de Holbein , que parcs queHolbein y aura pris l’idée de fes fameux destins-fur le même objet. Cette peinture a beaucoupsouffert de l’humidité , & elle est dégradée enbien des endroits.
On remarque en cette Ville, un tilleul oùl’art s’est plu à pratiquer trois étages de galeries,,avec des balcons diversement enjolivés.Le troncde l’arbre est leur axe commun, & elles vonten diminuant d'étendue.
II est temps de parler d’tm monument, sym-bolique sans doute, mars fur lequel on ne vousdonne aucune instruction à Bâle , &: que jene chercherai point à expliquer. Dans une em-brasure de la tour du pont, qui fait face àla Suabe Autrichienne, est une tête ceinte d udiadème . qui, indísnamment , avance &c retire-une très-longue langue, en même temps que,par le mouvement des yeux, elle fixe un paysáent elle les détourne ensuite pour les y ramener.
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