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Tome premier.
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en Suisse.

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de la beauté de leur attelage. II s’arrête, &,le tournant vers le Grand-Maítre de là Maison :Je n’ai jamais vu , dit-il, íì beaux paysans, &chevaux si bien nourris labourer les champs.N’en soyez point étonné, Seigneur, reprit cetOfficier; c’est le Baron de Hxgi & son fils. Voilà,au pied de cette colline , l’ancien château deleur famille ; &, si vous en doutez, vous pourrezvous en convaincre demain ; vous les verrezvenir, le pere & le fils, vous offrir leurs ser-vices. En effet, le lendemain , le Baron de Hagi,accompagné de sept de fes gens, tous à cheval,vint à Vinterthur, faire fa cour au Duc, quine manqua pas de lui demander si c’étoit luiqu’il avoir vu la veille à la fuite d’une charuesuperbement attelée. Oui, Seigneur, réponditle Baron avec dignité ; après la guerre pour ladéfense de la patrie , je ne trouve point d oc-cupation plus digne d’un Gentilhomme, quecelle de cultiver lui-même ses terres, & j'endonne l'exemple à mon fils. Le Duc ne put sedéfendre des fentimens d’admiration que lui ins-pira ce vieillard ; il lui fit l’accueil le plus flat-teur, & combla son fils de caresses. Les Peuplesanciens pensaient de même fur l’agriculture :Omnium rerum ex quibus alìquìd exqmritur , nihil(fl-agriculture meliu $, uberius , homine libero dignius,

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