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Mais ce qni est bien à observer, c’est que sesmaîtres considérant sa position lous le ciel Hel-vétique , son voisinage des Cantons, la diffi-culté de la retenir dans la dépendance par íasituation au-delà du lac; ont usé envers elledes plus grands ménagemens, & n’y ont astisque de si foibles impositions qu’elles peuventpasser pour nulles. Le gouvernement n’y pesopoint fur les sujets, il ne les inquiété point:niais c’est le glaive suspendu sur la tête parun crin. On leur laistoit leurs propriétés, maisla faculté de les en dépouiller leur a soit fuir uneterre qu’ìls ont, dès-lors, regardée commeennemie ; & voir Constance aujourd’hui, c’estvoir ie cadavre encore récent d’une des premieresvilles de l’Europe. L’herbe y croît entre lespavés : dans ses rues, la solitude &: le silence,des boutiques condamnées , des maisons aban-données ! II ne s’y trouve plus d’aisance que chezdes Chanoines qui affichent le luxe au soin d’uneville pauvre, &r dans les couvens qui sont biendotés aux dépens de l’indigent. Tandis qu’ondévore leur subsistance, des tas de nécessiteuxprient en chœur dans les ruesprécédésd’une croix,pour obtenir les miettes de la table; & dans lesEglises & àla même fin des troupes de petits enfansdemi-nuds, glapislènt des litanies sous la présirdence d’une matrone.
Tome I. Q
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