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Tome premier.
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Voyage

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en entraînant, en précipitant, agissent auíïï endissolvant; elles détrempent les terres, descendentchargées des parties qu’elles tiennent en disso-lution , 8c les déposent dans les plaines ou aufond des vallées, dans les rivières, 8c dans lamer. On croit que le Rhône porte dans la Mé-diterranée un dix-fept centieme de son poids, ensédimens. Cet esset, perpétuellement répété ,produit à la longue, au haut ou fur le flancdes montagnes, une diminution sensible de laterre végétale , qu’elle finit par enlever entiè-rement vers le haut, où la pente est plus ra-pide , 8c l’efcarpement presque vertical ; le rocse trouvera donc fréquemment à nud. De-làces cornes, ces pointes, dents, ou aiguilles deroc vif qui couronnent les grandes chaînes,dominent , 8c s elevent au - dessus des partiescouvertes de pâturages, de broussailles, 8c mêmede forêts.

Maintenant, ces rocs sourcilleux, sont-ils àl’abri de la destruction ? bravent-ils la successiondes siécles? Ils offrent assurément à la di'flolu-tion une résistance 8c plus opiniâtre 8c pluslongue, mais une multitude d’agens physiquesles ravale à leur tour. Ces rocs, qui sont lenoyau des terres précédemment entraînées, sontgercés, ouverts par des fentes , des crevasses,plus ou moins larges, plus ou moins profondes.