V O Y A C E
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dans fa course, ou, pour mieux dire, dans seschûtes. II faut franchir comme lui les débrisdes montagnes renversées. Dans les endroits oùil s’est emparé de tout l’espace que laissent en-tr’elles les deux chaînes de rochers, une galerietaillée dans le roc, ou saillante Lc soutenue pardes crampons dê fer, conduit le Voyageur àcôté des abîmes &■ par-dessus les précipices. Enquelques endroits, les chemins présentent desgradins détériorés ; en d’autres, une roche ar-rondie Sc en glacis pendant du côté de l’abîme,ne rassure le Voyageur que par les lignes quel’on a taillées au ciseau, sur sa superficie.
Indépendamment de la difficulté, le cheminn’est pas sûr ; de toutes parts les montagnes s’ydiflolvent, Sc les rochers précipités ne font queles avant-coureurs de ceux qui doivent les suivre 111 est un endroit où de dessus deux sapins jetéstransversalement sur un précipice, j'entendis ,plutôt que je n’osai regarder , un affreux tor-rent qui, de dessous mes pieds , se précipitentdans l’Aar, de cent cinquante pieds de haut.A quelque distance de-là, je trouvai la riviered’Alpbach, qui tombe perpendiculairement d’unrocher d’environ deux cents pieds de haut, Scse joint presque auffi-tôt à l’Aar.
Sur mon chemin, je rencontrai quantité deblocs, doubles en masse de celui qui sert de pié-