Voyage
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région 8c à cette hauteur comme clans la plaine,à quoi attribuer la pérennité des glaces &r desneiges qui y bravent la vicissitude des faisons !
Deux causes, au lein des étés, concourent àperpétuer, fur les hautes montagnes, les attributsde Tliiver : l’une est le degré même de froidoccasionné par leur malle toujours plus grandefur les montagnes qu’ailleurs ; l'autre est 1 éva-poration des neiges &c des glaces qui ne s’yfait point, ou qui s’y fait plus lentement &cplus foiblement que dans la plaine. Les neiges& les glaces, ne nous y trompons point, clif-paroiífent de dessins la terre bien moins parla fu-sion que par l’évaporation. A la hauteur desglaciers , un contexte particulier de Tatmof-phere s’oppofe à leur évaporation. L’air y estplus rare, plus divisé , plus atténué, à raisonde fa force expansive qui lui fait occuper unplus grand espace, dans une région où il fetrouve moins comprimé par le poids des co-lonnes supérieures devenues plus courtes ; 8c ,d’après les loix de l’équilibre des fluides , ceslames de l’atmosphere facilitent moins l'afcensiondes molécules destinées à fe sublimer , que lescouches inférieures où plus de pesanteur spé-cifique , par plus de condensation, exerce , furelles, une action plus facilement victorieuse, parune tendance plusíorteàoccuper 1c lieu la plus bas-