Voyage
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Celui que l'on se hasarde à confier à la terre,au fond de quelques vallées, parvient rarementà une parfaite maturité. Les pâturages &■ l'in-dustrie des habitans font toutes ses ressources ;&, quoiqu’une nature ingrate & avare s’y re-fuse aux besoins des hommes, cette terre s’estbien vite couverte d’une population extraor-dinaire.
Au reste, la côte qui borde le lac de Neu-çhâtel produit de très-bons vins rouges, dontquelques-uns se vendent jusqu’à trente &c qua-rante sols la bouteille.
Les fabriques qui fleurissent davantage dansl’Etat de Neuchâtel, font celle de toiles peintes,dites indiennes, celles de coton & de mousse-lines , &r celle de l'horlogerie; les premieres,dans les parties voisines du lac, &: celle del’horlogerie dans les montagnes.
Les dentelles au fuseau , l’orfévrerie , la cou-tellerie , les ouvrages de méchanique en fer &cen acier, le fil de fer, la batterie de cuivre,les ouvrages de serrurerie, les pierres fines misesen œuvre, la boissellerie , le papier, le bétail»les cuirs, le beure & les fromages, y font encorede» objets de commerce très-importans. II s’ytrouve des mines de sert, mais la rareté du boisest cause qu’on ne peut en tirer parti.
. Le commerce y est dégagé de toutes les
entraves