en Suisse.
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l’Etat, en les accoutumant à la discussion desaffaires, en leur formant un génie appliqué,en les familiarisant avec la marche, la forme ,& les détails du Gouvernement. Elle réunit à cesavantages un autre genre d’utilité : il faut tenircette Jeunesse associée pour les Champions duGouvernement , pour le revêtissement &c leboulevard de la Constitution , comme con-courant à la stabilité du Gouvernement.
Cet usage , à la vérité, repaît sesprit de chi-mères , le rabaiflé, & le tient plus long-tempsdans l’enfance ; mais les loix du Tays reculantjusqu’à trente ans l’admission dans le ConleilNational , on a préféré avec raison , pour lesjeunes Gens, des occupations frivoles à un ab-solu désoeuvrement : si elles n’engendrent pointde vertus, au moins ferment-elles l’acccs auxvices.
Berne entra dans la confédération Helvé-tique en 135-3 > P ar l’alliance perpétuelle qisellefit à Lucerne avec les trois Cantons d’Ury, deSwitz &: d’Undervald. Dans cette alliance,il fut stipulé que Berne donneroit du secours auxCantons de Zurich & de Lucerne , lorsque lestrois Cantons fus - nommés le réclameraient ,& que réciproquement cette République seroitsecourue par celles de Zurich & de Lucerne,à la réquisition des mêmes Cantons.