en Suisse.
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Appendice a l’article précédent ..
Nous avons parlé de l’idiôme des latins : disonsdeux mots du nôtre. La digression trouvera fajustification dans son utilité. Le Dictionnaire del’Académie, ce répertoire, destiné à épurer notrelangue, & non à la corrompre, semble avoirété écrit dans les montagnes de la Franche-Comté. Je l’ouvre, &c j’y vois des leçons de cetaccent rude, &c traînant, qu’on reproche au baspeuple de ces montagnes. J'ouvre ce livre, & j’ylis : pièce , siècle ; je parcours , &c je trouve lumière. -,matière , deuxième ; je continue : je vois père , frère yrègle , apptVxrent , &C. &TC.
Cette prononciation, que l'Académie tend àintroduire, est barbare, vicieuse ; elle jeteroitdans notre langue une dureté, une rudesse qu’ellen’a point i &: l’Académie, établie pour éclairer&■ diriger, est ici un flambeau qui nous égare !
On est tenté de prononcer les mots commeon les voit écrits : dès-lors lì je trouve pièce,siècle , rivière , frontière , père , mère , frère , troi-sième, Lee. ; insensiblement on sera amené à pro-noncer piaice , Jìaicle , riviaire , srontiaìre , paire ,maire , fraire , troifiaime , &c. C’est gâter , c’estdénaturer notre langue, c’est nous donner Tac-