en Suisse,
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une grande barque, qui exigeoit un plus grandnombre de Rameurs, &: qui coûtoit plus cher.Lorsque nous fumes à une lieue & demie ouenviron du port de Lucerne, le temps commençaà groíììr, les flots à s’agiter : les vagues, soule-vées par les vents qui devenoient de plus en plusimpétueux, commencerent à nous faire envisagerle péril où nous nous trouvions. Les côtes à picqui circonscrivent le Lac, ne permettant pas«lux flots de s’étendre, rendoient le choc del’élément Lc plus brusque ôc plus furieux ?chaque instant nous faiíoit craindre de voirnotre barque lè dissoudre par l’effort des vaguesamoncelées ! Pendant ce temps, nul endroit dela côte où on put aborder, & nous nous trou-vâmes durant une heure entre la mort la vie.Dans cet état de crise, un de nos chevaux,rangés transversalement, sentant violemmentincliner le plancher qui le soutenoit, pour seremettre de niveau, porta ses pieds de derrierefur les bords de la barque, alors à fleur d’eau.S’il les eût jeté un pouce plus en arriéré, retom-bant , en ce cas, avec tout le poids de son corpsfur le bord de la barque, prête à faire eau, il ladéterminoit immanquablement à puiser, & nousétions submergés. L’idée en frappa quelques-unsde nos compagnons de voyage, qui pâlirent.Nous échappâmes toutefois à U violence de la