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Tome second.
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EN S U I S S- E.

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sar le haut, ce sentier se perdit sous mes pas,8c disparut fur la pelouse. Jecommençois à errerincertain , lorsqu’un montagnard , dont je fisla rencontre , redressa ma direction en m’ia^diquant celle que j'a vois à tenir.

Chemin Faisant, je me trouvai à côté d’unlac, d’un quart de lieue de diamètre, placé aupied d’une très-haute masse de rocher, 8c dansun enfoncement. Je. le parcourus de l’œil, 8cbientôt ma surprise devint extrême. II en fortuitune petite riviere qui faisoit mouvoir une usineà scie, 8c couloir avec rapidité. Sa directionm’étonna. Elle cou roi t vers tine montagne con-tinue où je íavois qu’il n’y avoir aucune issue quipût donner passage à ses eaux. J’abandonne aussi-tôt mon chemin, je joins la riviere, 8c je lacotoye en la descendant, pour avoir la solutionde ce problème qui m’inquiétoit. Je ne feus passuivi l'espace de cent toises, que je vis ce cou-rant, se rendre dans un bassin circulaire d'en-viron douze pieds de diamètre où il s’engouffroitpar trois entonnoirs.

II est croyable que fes eaux vont an lac deLucerne, qui en est distant d’une lieue; mais ilseroit très-possible qu’elles allaflènt ailleurs, endébouchant dans un autre lac , dans un fleuve,ou en donnant naissance à une riviere ou à plu-sieurs ruifléaux écartés les uns des autres par la

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