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Voyage
d’une hauteur excessive, des bois &r quelquespâturages, fi ce n’est dans le Las-V allai s, où lepied des montagnes offre quelques cultures. Deseaux crues &s mal-saines, un air peu salubre àcause des eaux stagnantes, les froids aigus de laSibérie durant l’hiver, remplacés en été par lesardeurs cuisantes du Sénégal ; quelques districtsqui, durant six semaines consécutives, fontprivés des rayons bienfaisans du soleil, inter-ceptés par la hauteur des montagnes j des mersde glace, des neiges éternelles amoncelées furles montagnes qui séparent ce pays des paysadja-cens ; les mugiffemens du Rhône répétés jour &cnuit par les rochers qui servent de barrières aupays; aucune gorge, aucune vallée, par les-quelles les Vallaisans communiquent avec leurivoisins; des villages quin’ontde relation, entreeux , que par des échelles scellées contre des rocsimmenses que les habitans ont à franchir ; desliommesgoîtreux, une partie considérable desha-birans affectée ducrétinage : voilà le Vallais! maisil y habite un peuple simple, humain, de mœursantiques, & qui respire à sombre de la liberté!
Les Vallaisans font justement loués par cettesimplicité antique de mœurs, dont le tableaua été présenté d’une maniéré si touchante parM. Rousléau. Mais c’est dans les parties reculéesdu Vallais, dans le sein des montagnes, &C dans