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eux des confortatifs pour ceux qui en auroiencbesoin , & ils les ramènent à l’hospice.
On y apporte le bois de íìx lieues de distance,à travers les rochers & les neiges. Trente che-vaux , qu’on y fait monter durant les quatremois d’été , font employés à ces transports.Pendant cet intervalle , ils font nourris avecdu pain ; moins coûteux que ne feroit le foin ,par la difficulté qu'il y auroit à le rendre lurla montagne.
A côté de l’hofpice est une écurie , où unhospitalier vend ce qui est néceíîaire pour lanourtiture des bêtes de somme.
Enfin, il y a une chapelle où l’on rend lesderniers devoirs, où l’on enterre les mal-heureux qui péri fient au passage.
Le Couvent du Grand-Saint-Bernard est àmille deux cents quarante-une toiles au-dessusde la Méditerranée.
En 1787, trente brigands fe rendirent , parpetits pelotons, au Couvent du Grantí-Saint-Bernard , pour voler la maiíon. Les Religieuxles reçurent de leur mieux; mais ils ne tarderenrpas à connoître à quels gens ils avoient à faire,lorsque ces bandits s’érant réunis , sommèrentle Supérieur de leur remettre, sur-le-champ,tout l’argentde la maison. Celui-ci ne perd pointla tête : il leur répond avec douceur, que l’hon-Tome II. T