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Tome second.
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EN S U I s s t:

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qui, confuses de se trouver ainsi isolées, attestenthautement l’imprudence de l’entreprise !

Ne dissimulons point néanmoins que la Répu-blique de Berne , par supposition qu'elle yforma, eut beaucoup de part à l’abandon destravaux de Veríoix. Elle observa que, par lestraités qui avoient rendu le pays de Gex auxDucs de Savoie, ceux-ci avoient pris rengage-ment solemnel de n’y construire aucune placesusceptible de défense, &r que les Rois de France.,en succédant aux droits des Ducs de Savoie , furce pays, promirent, par le Traité de Lyon 1601,l’observation des engagemens pris à cet égardpar les Ducs de Savoie. Berne demanda donc lacessation des travaux de Versoy en 1768, & sademande fut appuyée par les autres Cantons &par tout le Corps Helvétique.

Mais si, par impossible, contre le vœudes Suisses , &: malgré les obstacles non moinsforts puisés dans l’ordre moral, Versoix se fûtélevée , c’eût été tôt ou tard une pierre d’acho-pement avec la Suisse, un sujet intarissable dediscussions .& de mésintelligence avec une Na-tion amie alliée qui nous garde près de soixantelieues de frontières, & que nous avons un preffant intérêt de ménager !

Qu’on réunisse ces observations, &qu’on jugeavec quelle légéreté le Duc de Choiseul adopta