en Suisse.
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Lorsque la République étoit travaillée inté-rieurement par l’effet d’un complot punissable,c'étoit à toi à venir à son aide. En lui refusantles secours stipulés par l’acte d’alliance, tu teparjuras! tu fis plus : lorsque la République,à force de courage, de constance & de vertu,se fut tirée par elle - même de i’abîme, tu Fyreplongeas, tu te joignis à ses ennemis domes-tiques pour Fy replonger!
Cruelle Berne ! tu as semé le deuil &c la cons-ternation dans ses murs, tu as empoisonné lebonheur des familles, tu as dispersé ses Citoyens,tu as anéanti son commerce, tu y as désséchél’industrie, tu as tari les sources de ses richesses,tu as failli à rendre cette belle ville le théâtred’un massacre général, tu as failli à l’inonderde fleuves de sang, tu as failli à ensevelir sesCitoyens fous les ruines de leurs maisons ! Berne,cruelle Berne ! tu y as dégradé les mœurs parl’introduction des spectacles, tu as sacrifié lebien de tous à Fambition de quelques-uns, tuas donné à la Suisse l’exemple funeste de remuerles bornes antiques ; en ouvrant Genève auxpuissances voisines, tu as rompu une des barrièresde la Suiíïe ! elle t’en demandera compte unjour! Tu fis tout cela : Sc quand le fis-tu ? àl’instant où Genève étoit pacifiée, à l’instant oùh révolution étoit faite, la sûreté publique as-