E N S U í S S E.
La dépression de cet espace est telle, que là di-minution qu’il éprouve, surpasse la largeur d Upont. Cette largeur étant supposée de dix pieds,Sc le décroissement apparent de trente, il est dânécessité que le bloc, qui en est le terme, soitrapproché de trente pieds vers le spectateur. II doitdonc être vu & rapporté de vingt pieds en-deçàdu pont, tandis qu’il est réellement au-delà*Pour généraliser, l’efpace compris entre le bíoetk la perpendiculaire ayant íoussert une diminu-tion qui excede la largeur du pont, son extré-mité doit se voir entre les deux ponts. Or , elleest marquée pat le bloc en question. II fautdonc que celui-ci se voie ÔC se rapporte auslîentre les deux pon«- C’est une illusion d’optiqUôqui cause une surprise dont on ne peut se dé-fendre.
Je pris ensuite un guide pour me conduitsau lieu où le Rhône se perd. Ce fleuve fameuxs’engouffre , fans qu’on apperçoive précisémentl’endroit où ses eaux sont absorbées. II ne batpoint avec violence les rochers qui sont fa bar-rière & son terme ; il y est, au contraire, asseLtranquille.
Lorfqu’il reparoît, on voit qu’il sort d'abîmesprofonds, parce qu’il mauve de fond, & s’élevepar gros bouillons.
Ce fleuve, avant de s’engouffrer, ôc après êtreTome IL *