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ESSAI HISTORIQUE,
visée en quatre états appelés P agi, sorte (leligue comme celle des Suisses modernes, pourla défense mutuelle, sans avoir rien autre encommun. Il parle souvent du conseil des Gaules( totius Galliæ concilium), composé de députésde toutes les villes. Loin d’abolir ce conseil na-tional, César semble l’avoir encouragé, indi-quant lui-même le lieu de la réunion, et témoi-gnant du mécontentement aux villes qui négli-geaient d’envoyer leurs députations. Ces assem-blées nationales continuèrent sous Auguste etses successeurs, malgré la nouvelle divisiondes Gaules ; il y en eut une au moins pendantle règne de Yespasien, etl’on peut dire qu’ellessubsistèrent pendant la durée des royaumes deBourgogne , et jusqu’à la conquête du pays parles Francs . Ceux-ci cherchèrent à se concilierles peuples plus que leurs anciens maîtres,les Romains, n’avaient fait; Grégoire de Tours rapporte qu’ils étaient préférés ; d’autres auteurscontemporains disent qu’on était réduit à cher-cher parmi les barbares l’humanité qui ne setrouvait plus chez les Romains ; et sous l’em pirede ces derniers, de telles assemblées ne pou-vaient guère présenter qu’un vain simulacred’indépendance utile à leur politique. En effet,ils avaient soin d’entretenir deux factions oppo-sées dans toutes les villes de leurs alliés ; et sila leur se trouvait opprimée, c’était un prétexte