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Tome II.
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CHAPITRE III.

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Quoique la civilisation eut fait des progrès,les mœurs étaient encore dans une extrêmebarbarie. Six princes mérovingiens périrent parle fer et le poison dans lespace de quarante ans.Muller compare la destinée des descendans deClovis à celle des descendans de Minos ; il.neleur manquait que la poésie et le langagedes Grecs, pour leur assurer la célébrité desAtrides.

Le siècle des crimes doit être celui des re-mords et de la pénitence: aussi voyons-nous ungrand nombre de guerriers et de seigneurs choi-sissant , pour y finir leurs jours , quelque grottesolitaire au milieu des bois et des rochers, et deriches monastères sélevant souvent après leurmort, dans le lieu consacré par leur sainteté.Cest ainsi que Germanus de Trêves devint lefondateur de Moustier-Grand-Va!, dans le seindu Jura et de labîme qui sert de lit à la Birs .Les monastères de Saint-Ursicin , près de lasource du Doux , de Saint-Imer, dans la valléede laSuze, et nombre d'autres, eurent la mêmeorigine; en tant qu'un certain degré de con-centration et de permanence de propriété estutile à la civilisation générale, ces institutionsfurent bienfaisantes, fies moines étaient incomparablement plus instruits, plus justes et pluspaisibles que neussent été aucuns autres pro-priétaires , et meilleurs administrateurs; leurs