CHAPITRE IV.
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évêques nommés par le clergé elle peuple, sansla participation du gouvernement, devenaientnaturellement gardiens de la liberté, qu’ils pro-tégeaient contre les abus du pouvoir. On trouvedans les Capitulaires de Charles-le-Chauve ,petit-fils de Charlemagne , le passage suivant:A qua sublimitate dejici à nullo debueratn sineaudientia et judicio episcoporurn , quorum casti-gatoriis judiciis me subdere fui paratus. Il n’estpoint nécessaire d’avoir recours à la supersti-tion du peuple et à l’artifice et l’ambition desprêtres pour expliquer le grand pouvoir de cesderniers; c’était, comme nous l’avons déjà re-marqué, l’ascendant naturel de la supérioritéd'intelligence et la préférence accordée au sa-voir et à la raison sur la force aveugle et bru-tale , dans l’administration des lois et du gou-vernement. Comme il arrivait souvent que lespaysans devaient des cens à un monastère enmême temps qu’ils étaient tenus d’obéir à uncomté, c’est à-dire de travailler pour le premieret de combattre pour le second, de loger et voitu-rer ses gens de guerre, d’aller dans ses tribunauxet de recueillir ses amendes, et que le comte faisaitsouvent usage de ses droits de manière à nuireavec intention à ceux du monastère, les cen-sitaires du couvent furent à la fin affranchis delapuissance militaire des comtes. II fut expres-sément défendu à tout ecclésiastique de faire