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Tome II.
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CHAPITRE VII.

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comme de coutume , sans que personne osâtsy opposer. Le successeur de Henri v jugea bonde rechercher leur amitié, et en obtint une le-vée de six cents hommes. Il existait parmi euxune tradition relative à leurs ancêtres, quilscroyaient venus dun pays septentrional appeléSuecia ou Suède , et quelquefois JVest-Frise, lepays des Cimbres : les noms de trois des chefsqui avaient conduit cette émigration étaientmême conservés dans une vieille chanson na-tionale (i). Cette tradition semblait confirméepar la physionomie, la taille et la couleur descheveux. Gustave-Adolphe sen servit pour ré-clamer leur amitié lorsquil envoya une ambas-sade au peuple de Schwitz.

Les Waldstetten étaient divisés en trois pe-

(i) La contrée d les ancêtres des Suisses furent,daprès cette tradition , forcés de sexpatrier, est appeléeSuède dans la chanson ; et cette circonstance sexpliquepeut-être par lidentité des noms que la Suède et la Suisse portaient au moyen âge : les chroniqueurs donnent à luneet à lautre celui de Suecia. Lhistorien des Goths , Jor-danes , qui vivait au sixième siècle , et celui des Lombards,Paul Winfried, qui florissait environ lan 760, font men-tion de ces chants nationaux des peuples du nord. En sepropageant et en se rajeunissant, ils ont sûrement été al-térés dans les accessoires; mais leur base commune, lémi-gration de leur terre natale par suite dune famine, doitavoir eu quelque fondement historique.