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Tome II.
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I 26 I-SSAI HISTORIQUE ,

de montrer que je suis en effet un homme demoins. La vue de Rodolphe à Berne mit fin àtoute incertitude : on lui déféra le commande-ment dune A'oix unanime; et le discours quilprononça à cette occasion est rapporté par Mul-ler. Les Bernois firent serment de le suivre, delui obéir et de mourir avec lui.

Les Waldstetten avaient été avertis, et neufcents de leurs guerriers, traversant le Brunig,parurent aux portes de Berne ; Soleure fit partirquatre-vingts cavaliers; mais les autres alliésde Berne nenvoyèrent aucun secours. Larmée,forte de six mille hommes, sortit de la ville auclair de la lune, dans la nuit qui précéda la ba-taille de Laupen ; les femmes et les vieillardsfermèrent les portes, et, se retirant dans léglise,prièrent pour le succès de ses armes. On portaitlhostie consacrée à la tête de larmée bernoise .A midi, le jour suivant, elle occupait une po-sition en face de lennemi. Plusieurs guerriersdes deux armées, savançant entre elles, dé-fiaient les rangs ennemis; Jean de Makenberg ,avoyer de Fribourg, sécria que les Bernoisavaient des femmes parmi eux ! Cest ce quel'on saura bientôt, répliqua Rinkenberg. Leschroniques ont conservé beaucoup dautres bra-vades. Cependant le comte de Nidau disait auxseigneurs impatiens de combattre : Ces Bernois vous donneront bientôt assez à faire ; quant à