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de montrer que je suis en effet un homme demoins. La vue de Rodolphe à Berne mit fin àtoute incertitude : on lui déféra le commande-ment d’une A'oix unanime; et le discours qu’ilprononça à cette occasion est rapporté par Mul-ler. Les Bernois firent serment de le suivre, delui obéir et de mourir avec lui.
Les Waldstetten avaient été avertis, et neufcents de leurs guerriers, traversant le Brunig,parurent aux portes de Berne ; Soleure fit partirquatre-vingts cavaliers; mais les autres alliésde Berne n’envoyèrent aucun secours. L’armée,forte de six mille hommes, sortit de la ville auclair de la lune, dans la nuit qui précéda la ba-taille de Laupen ; les femmes et les vieillardsfermèrent les portes, et, se retirant dans l’église,prièrent pour le succès de ses armes. On portaitl’hostie consacrée à la tête de l’armée bernoise .A midi, le jour suivant, elle occupait une po-sition en face de l’ennemi. Plusieurs guerriersdes deux armées, s’avançant entre elles, dé-fiaient les rangs ennemis; Jean de Makenberg ,avoyer de Fribourg, s’écria que les Bernoisavaient des femmes parmi eux ! — C’est ce quel'on saura bientôt, répliqua Rinkenberg. Leschroniques ont conservé beaucoup d’autres bra-vades. Cependant le comte de Nidau disait auxseigneurs impatiens de combattre : Ces Bernois vous donneront bientôt assez à faire ; quant à