t3o essai historique,
de leur personne et de leur héritage. D’Erlach
était le Washington de ce temps-là.
Les comtes de Gruyère furent les derniers àfaire la paix, et les hostilités entre eux et Berne se prolongèrent encore pendant onze ans : ony déploya en pure perte,des deux côtés, un cou-rage héroïque. Le capitaine d’un parti de Ber-nois , enveloppé par l’ennemi et percé de coupsmortels, réunissant ses forces, lança la bannièrequ’il portait par-dessus la tête des assaillans,et la fit tomber au milieu de ses propres sol-dats, content de mourir après avoir mis ce dépôtsacré en sûreté. Dans une autre occasion, lecomte Pierre de Gruyère fut sauvé par deux deses vassaux , dont la chronique a conservé lesnoms, Clarimbold et Ulrich, surnommé Bras-de-Fer ; ils couvrirent sa retraite, et, armés deleurs grandes épées à deux mains, arrêtèrentla poursuite dans un défilé, donnant au comtele temps de revenir avec des forces supérieures.11 accorda certaines franchises à leurs fartiilles,dont la mémoire s’est perpétuée jusqu’à nosjours, (i)