1^6 ESSAJ HISTOitlQUK,
et confédérés, dit le commandant bernois enentrant dans la ville, nous sommes envoyés pourvous défendre, et demandons le poste du dan-ger. Trois mille hommes envoyés par les Wald-stetten, Zurich , Zug et Glaris, les suivant deprès, les compagnies, qui d’ailleurs n’ignoraientpas la pauvreté du pays, n’attaquèrent pointBâle , et allèrent fondre sur Metz . Le sire deCoucy, ou Enguerrand de Coucy, guerrier re-nommé par la générosité de son caractère che-valeresque, autant que par sa valeur, d’une fa-mille illustre, et gendre d’Edouard, roi d’An-gleterre, ne dédaigna pas de paraître à la têted’un autre corps de quarante mille hommes deces mêmes compagnies, et s’avança par Mont béliard dans la Haute-Alsace, prétendant reven-diquer la dot de sa mère, qui lui était due par-le duc d’Autriche . On rapporte que quelqueschefs de compagnies, interrogés sur l’objet deleur expédition, répondirent: Nous demandonssoixante mille florins, soixante chevaux de ba-taille et soixante habits de drap d’or; réquisitionplus bizarre qu’exorbitante. La garde d’En-guerrand de Coucy était composée de quinzecents casques dorés et cent chevaliers de l’ordreteutonique; il avait pour compagnons d’armesun grand nombre de guerriers célèbres, parmilesquels on distinguait Jevan-ap-Eynion-ap-Griflith , du pays de Galles, non moins re-