21b ESSAI HISTORIQUE,
assemblés pour recevoir de lui l’investiture dçleurs fiefs. Les députés des cantons parurentà leur tour; mais on leur déclara que l’empe-reur ne confirmerait leurs franchises qu’à condi-tion qu’ils reconnaîtraient les droits de sa mai-son sur l’Aargau ; et ce fut en vain qu’ils allé-guèrent que l’empereur et le duc d’Autriche étant deux puissances différentes, ils n’étaientenvoyés que pour rendre hommage à l’empe-reur. Frédéric, bientôt après, traversa l’Argo-vie, et vint à Zurich , où il chercha à étendreson influence aux dépens de celle des confé-dérés. Zurich lui était déjà dévouée ; ses bour-geois se montraient sur la frontière de Sclnvitz,portant la croix rouge d’Autriche sur la poi-trine ; et cette vue inspirait aux ,Waldstettenune tellé animosité, qu’il y allait de la vie deporter une plume de paon au bonnet, (i)
Les efforts réitérés des confédérés pour éviterla guerre, n’eurent aucun succès; elle fut dé-
comte palatin était beaucoup mieux accompagné encore ;il avait la plus belle troupe qu’on eût jamais vue. Le ducde Berg avait huit cents hommes ; l’évêque de Liège quatrecents; l’électeur de Cologne se distinguait par la richessede ses armoiries.
(t) Les couleurs de l’Autriche sont celles du paon. Quel-ques soldats buvaient ensemble, lorsque l’un d’eux aper-cevant les couleurs prismatiques à travers son verre , il lebrisa avec son épée, croyant voir l’odieuse plume de paon*