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Tome II.
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322 ESSAI HISTORIQUE,

voir de lennemi, et la continuation de cetteguerre dénaturée ne présentait aucun espoir ;mais telles étaient lobstination et la fureurdu peuple de Zurich , que deux des membresdu sénat furent arrachés de leurs sièges, jetésen prison , jugés , condamnés à mort et exé-cutés, pour avoir conseillé de faire la paix, etpour avoir déclaré que Stussi et les autres au-teurs de cette guerre qui venaient de périravaient mérité leur sort. Il restait lespoir dêtresecouru par Charles vir, roi de France ; car ceprince ayant signé une trêve avec les Anglais ,avait saisi avec empressement loccasion dem-ployer loin de lui les bandes mercenaires dAr-magnacs, composées de toutes les nations, quiallaient infester ses propres provinces,etrésolutdenvoyer le dauphin,son fils (depuis Louis xi ),à leur tête , pour dissoudre le concile assem-blé à Bâle en i43i , et continué tant dannées,malgré les ordres du pape ; ainsi que pouraider le duc dAutriche à soumettre ses paysansrévoltés , car cest ainsi que les confédérés étaient encore désignés. Huit mille Anglais etquatorze mille Français marchaient sous lesmêmes drapeaux, et furent bientôt joints parla noblesse autrichienne. Les Suisses (i)-

(i) Cest à peu près dans ce temps- que les confédéréshelvétiques reçurent le nom générique de Suisses ,-