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Tome II.
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234 fssaï historique,

virent jusquà Montngny , une demi-lieue plusloin que Grandson (i). Ceux-ci ne laissèrent surle champ de bataille quenviron mille morts,quoiquils eussent soixante mille combattans,tant leur fuite avait été rapide et générale. Lesvainqueurs trouvèrent dans le camp du duccent vingt pièces de canon, quatre cents tentes;

(i) Les observations suivantes nous ont été fournies parM. Stapfer, qui les tient de M. le pasteur Bridel deMontru,bien connu par ses recherches historiques sur son pays.

Dans le cours de la guerre de Bourgogne , les confé-dérés nont jamais eu à proprement parler de général enchef. Les diètes qui se sont tenues avant et pendant la cam-pagne nen ont jamais nommé , et le conseil de guerre enfaisait l-olfice ; il sassembla la veille des fameuses journéesde Grandson et de Morat , et régla le plan de la bataille :il était composé des chefs de chaque contingent helvéti­ que et dès commandans des troupes alliées ; ce conseilpartageait larmée en trois colonnes, avant-garde, corpsde bataille et arrière-garde ; il décidait de quels contin-gens chaque colonne serait formée ; il donnait un chef etmême deux à chaque corps, qui était, soit un guerrierdéjà connu par ses talens et ses exploits , soit le comman-dant naturel du contingent le plus nombreux, comme deZurich , Berne et Lucerne : il nommait, de plus, les offi-ciers généraux qui étaient à la tête des troupes de diffé-rentes armes, piquiers , hallebardiers , arquebusiers, arba-létriers , enfans perdus, etc. Il ny eut aucun général enchef à la bataille de Grandson j lebaronde5c^crrnoc//s//m/,avoyer de Berne , commanda le corps de bataille ; le bourg-mestre Goldlin de Zurich , lavant-garde , et Henri Has-furlher, avoyer de Lucerne , larrière-garde.