a6a essai historique,
ainsi, il pouvait se houser ( mettre ses bottes),et repartir quand il lui plairait. Le roi, plusirrité que jamais, fit passer en Italie une nou-velle armée , forte de vingt - quatre millehommes. Le duc de Milan n’avait que quatremille Suisses à lui opposer , et les Français occupant encore le château de Milan , son pa-lais dans la ville était à peine en sûreté con-tre leur artillerie ; d’ailleurs le peuple déjà lasde leur nouveau souverain qui n’avait ni laforce imposante d’un conquérant, ni les vertusd’un souverain paternel, s’était permis de pillerson palais. Son portrait et ses armes avaientété traînés dans la houe. Le duc, fuyant sa ca-pitale, se retira à Novare , et il y fut bientôtassiégé par ce La Trimouille qui avait été ren-voyé si cavalièrement de la diète. La brècheétait déjà praticable et les lansquenets quiformaient l’élite de l’armée française deman-daient à grands cris d’être conduits à l’assaut.J’enverrai à votre majesté , à la fin de ce mois ,écrivait le général à son maître , te fils de Lu-dovic , pris dans le même lieu et livré par lesmêmes mains qui trahirent son père il y a treizedns. Le Bernois Jean Frishing qui commandaitdans Novare , trompa à toits égal-ds cette at-tente. La Trimouille n’avait trouvé ni disposi-tion à le recevoir, ni disposition à le craindre;