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à se vendre que lui à les acheter; l’empereur,et son allié secret le pape, ne leur faisaientpas des offres moins avantageuses, et recru-taient clandestinement par l’entremise du car-dinal Schinner. La diète traita avec le roi deFrance exclusivement pour seize mille hom-mes, mais l’on vit en Lombardie vingt-deuxmille Suisses partagés entre les deux armées,et près de s'entre-détruire. La diète ne trouva(A. D. l52l) d’autre remède à ce scandalecriminel que de rappeler tous les Suisses ;et ceux - ci , mécontens du général français en Lombardie , Lautrec, qui d’ailleurs ne lespayait pas, se montrèrent assez disposés à obéirà ce rappel, tandis que leurs compatriotes auservice de Charles-Quint y restèrent. Fran-çois i er s’en plaignit avec quelque raison; maisceux qu'il avait auprès de lui en Flandre leservaient avec distinction. Leroi, dit Martin du Bellay , marchait armé en devant le bataillon deses Suisses , qui lui demandaient sans cesse dedonner la bataille, pour lui faire connaître le ‘désir quils avaient de lui faire service. L’annéesuivante, il obtint encore des cantons un corps(A. D. iSll) de seize mille hommes pourson armée d’Italie, mais Lautrec, sans argent etsans vivres, continuait à les payer de promessesqu’il ne pouvait tenir; les Suisses , tant de foistrompés, signifièrent leur résolution de se re-