CHAPITRE XXVII. 395
Berne en faveur de la réformation , et cela n’estpas impossible , quoiqu’une partie de ces biensait été employée à doter des institutions d’uti-lité publique.
Les catholiques et les protestans, pjesqueégalement divisés, se menaçaient ouvertement;la guerre civile paraissait inévitable, et peut-être la dissolution de la ligue helvétique . Quel-ques cantons laissèrent le choix entre les deuxreligions, à la majorité; d’autres, plus sages, lelaissèrent aux individus eux-mêmes; Glaris ,par exemple, termina de violentes dissensionspar un édit de tolérance perpétuelle, et leséglises servirent en commun aux deux commu-nions; Valentin Tschudi, curé de Glaris , etJean Heer, son vicaire, prêchaient alternative-ment pour les catholiques et pour les protes-tans avec une impartialité exemplaire, et con-tinuèrent ainsi tout le reste de leur vie. Septdes treize cantons, Lucerne , Uri, Schwitz,Underwald, Zug, Fribourg et Soleure , ainsique la moitié d’un huitième, Appenzel , de-meurèrent attachés au culte catholique, et for-mèrent, pour la défense de leur foi, une ligueà laquelle se joignit le peuple du Valais. Zurich ,Ber,ne, et les autres cantons protestans, for-mèrent également une ligue qu’ils appelèrentcombourgeoisie chrétienne . Les deux partis ma-nifestaient les sentimens les plus libéraux à