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Tome II.
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CHAPITRE XXVII. 297

se quitter; mais ces apôtres de la tolérance nepouvaient se tolérer entre eux; et Luther, touten tendant la main à ses adversaires, déclaraquï/ le faisait comme à des chrétiens , non commeà des frètes aussi leur magnanime patrondonna-t-il la préférence aux argumens deZwingle. Lobstination avec laquelle chacun desréformateurs tenait à lopinion quil croyait ré-sulter dun examen impartial des saints livres,pouvait prouver leur vénération pour cettesource unique de leur croyance. Se soumettreà des considérations de convenance, et croirepar expédient, eût été retomber dans labusfondamental reproché à lÉglise romaine; maisle rapprochement dopinions sur certains arti-cles de foi dune interprétation difficile, tientà une défiance de soi-même qui est très raison-nable; lopinion contraire à la nôtre estuin vé-ritable argument qui la modifie, non une auto-rité qui se la soutnet.

Un nouveau champion de la réforme, Farel,dune famille noble du Dauphiné , venait de sesignaler par son zèle et ses talens, qui étaient de' nature à lui assurer les plus grands succès , aumoins dans cette partie de la Suisse lonparle la langue française. Il prêcha à Neuchâtel ,à Morat , et dans tout le pays de Yaud. Quelquesbourgeois de Lausanne brisèrent, après lavoirentendu, les images et les reliques de léglise,