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Tome II.
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CHAPITRE XXX. 3^7

menaçant de retirer sa combourgeoisie sils seséparaient de sa communion. Fribourg exécutasa menace, et rompit le sceau de la combour-geoisie de Genève , lorsque la réformation futfinalement proclamée (A. D. l535, 27 août).

Lenthousiasme religieux semblait avoir re-trempé le caractère national des Genevois , etopéré dans les mœurs et lesprit public une ré-volution plus importante à leur liberté et à leursûreté, que toutes les combourgeoisies et tousles traités. Ils ne craignaient plus de se mesureravec lennemi, et le combattaient souvent avecsuccès, quoique leur changement de religioneût ajouté à lactivité de sa haine. Le duc décla-rait quil ne souffrirait jamais ce changementsans la permission du pape; et que sa noblesse,quil ne pouvait pas contenir sur ce point, étaitrésolue à tout sacrifier pour exterminer les lu-thériens. Cependant cela nétait plus si facile,et les Genevois avaient souvent lavantage dansleurs combats avec les Savoisiens; ils repous-sèrent une attaque de nuit dirigée sur quatrepoints différens de leurs murailles, et firent(A. D. l556, i3 janvier) repentir lennemide son entreprise. Un des officiers genevois futune fois obligé darrêter le carnage, dans uncombat livré près de la ville, criant : Eh! mesamis, laissez-en au moins pour labourer la terre !Comme le duc cherchait à couper les vivres