CTIAPITIIE XXXI.
363
de France avait voulu faire arrêter, y vint finirses jours, et mourut à l’âge de quatre-vingts ans ,fort considéré et regretté. Un prince luthérien,le margrave de Bade Durlach , dépouillé deses états par un arrêt de la cour impériale,avait amené avec lui un ministre de sa com-munion, à qui l’on permettait de prêcher dansla maison; mais comme d’autres luthériens s’yrassemblèrent, cette permission fut retirée.Le propos remarquable que Spon attribue àce prince, donne seul quelque intérêt à l’anec-dote; il observa que la ville étant impériale et
bons offices qu’il ne cesse de nous rendre auprès du roi(Louis xiv), qu’on a si fortement irrité contre nous. /
( 1702. ) Le conseil arrête qu’à l’avenir le repas qui sefait le soir de l’élection des conseillers, ne sera composéque de quarante personnes, à un écu par tête, outre latruite.
( 1715 , i 5 juin. ) Arrêté , vu la remontrance du V. C.d’empêcher les femmes de sortir en robe rabattue et dé-troussée , sans ceinture, en pantoufles , ce qui est très in-décent et licencieux.
(1744» 2 mars.) Défenses très expresses sont faitesà toutes personnes de donner aucun bal, sauf un seul àl’occasion des mariages , dans lequel il ne sera permis dedonner aucun ambigu , soit viandes froides ou chaudes,ni confitures sèches, ni dragées; défendant de même àtoutes personnes sujettes à nos ordonnances d’aller au balen voiture , de porter sur leurs habits aucune dorure ,draperies, etc. le tout à peine de cinquante écus d’amende.