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Tome II.
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CHAPITRE XXXIV. 3()J

(le la réformation , par une mesure semblableà la serratura ciel consiglio à Venise .

Tant que la division avait régné entre lesmagistrats et les citoyens , chaque parti avaitflatté les natifs pour se les attirer : ils obtin-rent, en 1760, quelques facilités quant à lanaturalisation ; mais elles ne les satisfirentpoint. Imitateurs imprudens de la conduitedes citoyens, plusieurs dentre eux se permi-rent de braver lautorité du gouvernement,et se firent soupçonner de projets criminels.Les citoyens, daccord sur ce point avec lesmagistrats , coururent aux armes le 1 5 février1 77 °- Quelques natifs périrent dans le tumulte;huit dentre eux furent exilés sans forme deprocès, par 1 z conseil-général, composé de cesmêmes citoyens qui se plaignaient de laris-tocratie , des privilèges et de larbitraire. Aprèsces actes de sévérité, on accorda quelquesnouveaux droits aux natifs ; plusieurs dentreeux prirent néanmoins le parti de séloigner,et songèrent à former un nouvel établissementà Versoix , territoire de France , au bord dulac , à une lieue de Genève .

Le duc de Choiseul, irrité de longue mainpar le rejet de son projet de médiation, en 1767,était accusé davoir fomenté le mécontente-ment des natifs; et lardeur avec laquelle ilen profita pouvait bien faire naître cette idée.