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la peine, et l’indemniser de celle qn’elle prenait.Assurément on ne pouvait rien voir de plus li-béral de part et d’autre.
La classe patricienne n’oubliait point l’hu-miliation du traité de 1768, et lorsque les ci-toyens, en conseil-général, voulurent, dans desvues de conciliation, faire usage de leurs nou-veaux droits de nonrrtner à la moitié des placesvacantes dans le conseil des deux-cents, poury faire entrer des jeunes gens des premières fa-milles ,on vit ceux-ci recevoir avec dédain unemarque de distinction qui leur venait du peu-ple. Les efforts de quelques hommes bien inten-tionnés, tels que Deluc, parmi les représentans,et le célèbre de Saussure , parmi les négatifs,pour rapprocher les deux partis, n’eurent au-cun succès. Le dernier voulait réformer le sys-tème d’éducation publique , institué par Cal vin , et introduire l’étude des connaissancesmodernes, d’une utilité générale ; mais son pro-jet , reçu avec transport par un parti, fut traitéavec dérision par l’autre , comme ayant pourbut de plaire à la multitude. Il réussit seule-mentà former une société uniquement occupéede la partie mécanique des arts, et de l’instruc-tion de ceux qui les exercent.
La compilation d’un code avait été stipulée àchaque traité qui avait eu lieu entre le gouver-nement et le peuple, sans avoir jamais été exé-
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