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Tome II.
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4o4 ESSAI HISTORIQUE,

la peine, et lindemniser de celle qnelle prenait.Assurément on ne pouvait rien voir de plus li-béral de part et dautre.

La classe patricienne noubliait point lhu-miliation du traité de 1768, et lorsque les ci-toyens, en conseil-général, voulurent, dans desvues de conciliation, faire usage de leurs nou-veaux droits de nonrrtner à la moitié des placesvacantes dans le conseil des deux-cents, poury faire entrer des jeunes gens des premières fa-milles ,on vit ceux-ci recevoir avec dédain unemarque de distinction qui leur venait du peu-ple. Les efforts de quelques hommes bien inten-tionnés, tels que Deluc, parmi les représentans,et le célèbre de Saussure , parmi les négatifs,pour rapprocher les deux partis, neurent au-cun succès. Le dernier voulait réformer le sys-tème déducation publique , institué par Cal­ vin , et introduire létude des connaissancesmodernes, dune utilité générale ; mais son pro-jet , reçu avec transport par un parti, fut traitéavec dérision par lautre , comme ayant pourbut de plaire à la multitude. Il réussit seule-mentà former une société uniquement occupéede la partie mécanique des arts, et de linstruc-tion de ceux qui les exercent.

La compilation dun code avait été stipulée àchaque traité qui avait eu lieu entre le gouver-nement et le peuple, sans avoir jamais été exé-

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