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à mort, emportant confiscation de biens ; maisla plusgrande partielles condamnés rachetèrentleur vie, et une contribution de 20 à ,\o pour100 fut levée arbitrairement sur les propriétésde ceux même qui n’étaient point accusés.Là, comme en France , on permit à une poi-gnée d’assassins de décimer à leur gré les têteset les fortunes de tout un peuple de victimes,entre lesquelles le plus petit accord aurait suffipour anéantir les coupables. Nous tenons detémoins oculaires le récit d’un de ces joursd’horreur. (A. D. iy(j 4 , i 4 juillet.)
Le tribunal révolutionnaire venait de con-damner sept citoyens des plus respectables deGenève ; aucun 11’était plus distingué et nejouissait d’une estime plus générale. Les juge-mens de ce tribunal étaient ordinairement sou-mis à une assemblée tumultueuse appelée lepeuple, et toujours confirmés. Dans cette occa-sion , cependant, trois des condamnations fu-rent révoquées ; mais les cris furieux de laminorité, réduisant les plus modérés au silence,les victimes furent amenées au lieu de l’exécu-tion. Il y avait là environ trois mille hommesde la garde bourgeoise rangés en bataille : laplupart avaient en horreur ce qui se passaitsous leurs yeux; mais retenus toute la journéesous les armes, ils étaient épuisés et abattus.Lp tumulte, les cris, les torches allumées, car